A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8
Portrait de Anatoly Lyadov, compositeur romantique russe (1855–1914)

romantique · russe

Anatoly Lyadov

𝄞 Biographie

Anatoly Liadov naît à Saint-Pétersbourg en 1855, dans une famille de musiciens — son père est chef d'orchestre au théâtre Mariinski. Il entre au Conservatoire de Saint-Pétersbourg à treize ans, élève de Rimski-Korsakov, dont il devient le protégé puis le successeur dans plusieurs fonctions d'enseignement. Renvoyé un temps en 1876 pour absentéisme chronique, il est réintégré et obtient son diplôme en 1878. Il enseignera lui-même au Conservatoire à partir de 1884 jusqu'à sa mort, formant entre autres Prokofiev (brièvement) et Miaskovski.

Personnalité réputée paresseuse — il l'admettait volontiers —, Liadov a souvent reculé devant les grandes formes. Le commanditaire Serge Diaghilev lui propose en 1909 d'écrire la partition d'un nouveau ballet pour les Ballets Russes, sur un thème de folklore russe. Liadov accepte mais traîne ; lassé d'attendre, Diaghilev passe la commande à Stravinsky, qui écrira L'Oiseau de feu (1910) et lancera ainsi sa propre carrière internationale. L'anecdote, attestée, résume une vie.

Son catalogue est donc fait de miniatures, mais de miniatures soignées. Trois poèmes symphoniques tirés de contes populaires russes : Baba-Yaga Op. 56 (1904), Le Lac enchanté Op. 62 (1909), Kikimora Op. 63 (1909). Tous trois durent moins de dix minutes et témoignent d'une écriture orchestrale d'un raffinement extrême.

Pour le piano seul, ses œuvres sont nombreuses et brèves. Des préludes (il en a écrit plus de cinquante, principalement dans les Op. 11, 22, 36, 39, 46, 57), des mazurkas, des arabesques, des bagatelles, la Boîte à musique Op. 32 (1893), les Idylles, les Variations sur un thème polonais Op. 51. Ce sont des bijoux d'une heure de musique au total — Liadov écrit peu mais avec une précision d'horloger.

Il a aussi consacré beaucoup de temps à la collecte et à l'harmonisation de chants populaires russes, prolongeant le travail de Balakirev et de Rimski-Korsakov. Il meurt en août 1914 dans le gouvernement de Novgorod, juste au moment où la Première Guerre mondiale éclate.

Ses partitions1 partition disponible

Partager ce compositeur

·