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Portrait de Camille Saint-Saëns, compositeur romantique française (1835–1921)

romantique · française

Camille Saint-Saëns

𝄞 Biographie

Camille Saint-Saëns naît en 1835 à Paris. Son père meurt trois mois après sa naissance ; il est élevé par sa mère et sa grand-tante, deux pianistes qui détectent immédiatement le prodige. Il donne son premier récital public à dix ans, à la salle Pleyel, et propose en bis n'importe quelle sonate de Beethoven prise au hasard dans le programme — la légende est attestée.

Il entre au Conservatoire à treize ans, sort organiste et compositeur. À vingt-deux ans il est nommé organiste de la Madeleine, poste qu'il tiendra vingt ans. Liszt, qui l'entend improviser, l'aurait appelé le plus grand organiste du monde. Saint-Saëns sera aussi pianiste, chef d'orchestre, écrivain, voyageur (Alger, où il finira par mourir, mais aussi l'Indochine et l'Amérique).

Son catalogue est immense et touche à tous les genres : cinq symphonies (dont la Troisième « avec orgue »), cinq concertos pour piano, trois concertos pour violon, deux pour violoncelle, l'opéra Samson et Dalila (1877), le Carnaval des animaux (1886, non publié de son vivant car il craignait que cette fantaisie ne nuise à son sérieux), de la musique sacrée, de chambre, de scène.

Pour le piano seul : Études Op. 52 et Op. 111, Six Bagatelles Op. 3, Mazurkas, Variations sur un thème de Beethoven Op. 35. Mais c'est dans le concerto qu'il pèse le plus : le Deuxième en sol mineur Op. 22 (1868), écrit en quinze jours, et le Cinquième « Égyptien » Op. 103 (1896) sont au répertoire international.

Il cofonde en 1871 la Société nationale de musique, destinée à promouvoir la musique française après la défaite de Sedan. Mais à partir de 1900, il se présente lui-même en gardien d'un art en danger, attaque Debussy, Stravinsky et la modernité — au point d'écrire dans la presse contre Le Sacre du printemps en 1913. Il meurt à Alger en décembre 1921. Sa réputation a souffert de cette dernière période ; elle se reconstruit lentement.

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