A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8
Portrait de Louis Moreau Gottschalk, compositeur romantique américaine (1829–1869)

romantique · américaine

Louis Moreau Gottschalk

𝄞 Biographie

Louis Moreau Gottschalk naît en 1829 à La Nouvelle-Orléans, dans une famille singulière : son père est un homme d'affaires juif d'origine anglaise venu de Londres, sa mère une créole d'origine haïtienne — la famille a fui Saint-Domingue lors de la révolution haïtienne. Le petit Louis Moreau grandit donc dans une ville où les héritages français, espagnols, africains et caraïbéens se mélangent au quotidien. C'est cette matière sonore qui nourrira toute son œuvre.

À treize ans, il est envoyé à Paris pour étudier le piano. Le Conservatoire refuse de l'auditionner — le directeur Pierre Zimmermann aurait dit qu'il n'accepterait pas d'Américain. Il étudie alors en privé avec Charles Hallé puis Camille Stamaty (autre élève de Kalkbrenner), et la composition avec Pierre Maleden. Sa réputation se construit dans les salons parisiens dès l'adolescence. Chopin, qui l'entend jouer en 1845, l'aurait félicité en termes qui ont été cités par Gottschalk lui-même dans ses Notes de voyage — formulation à manier avec prudence dans la mesure où c'est l'intéressé qui rapporte la scène. Berlioz et plus tard Liszt ont confirmé l'admiration pour son talent pianistique.

Ses premières pièces publiées à Paris s'appuient explicitement sur le folklore caribéen et créole : Bamboula (1848), La Savane (1849), Le Bananier (1846), Le Mancenillier (1849). C'est l'une des premières fois dans le piano savant occidental que la matière afro-caribéenne (rythmes habanera, mélopées africaines, danses créoles) entre dans des partitions destinées à des salons européens.

Après 1853, Gottschalk vit principalement aux Amériques. Il sillonne les États-Unis, les Antilles (Cuba, Porto Rico, Martinique, Haïti), puis l'Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay, Pérou, Chili) en concerts permanents. Il organise des « monstres concerts » à plusieurs orchestres et plusieurs centaines de musiciens, anticipant les manifestations massives à la Berlioz. Souvenir de Porto Rico (1857), Tournament Galop, The Banjo (1854-1855), The Last Hope (1853-1854) — celle-ci, pièce de salon larmoyante, fut l'un des plus grands succès de salon nord-américains du XIXe siècle.

Il meurt à Tijuca, près de Rio de Janeiro, en décembre 1869, à quarante ans, d'une péritonite contractée juste après un concert. Son corps est rapatrié à New York en 1870.

Ses partitions0 partitions disponibles

Aucune partition publiée pour ce compositeur.

Partager ce compositeur

·