A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8
Portrait de Niccolò Paganini, compositeur romantique italienne (1782–1840)

romantique · italienne

Niccolò Paganini

𝄞 Biographie

Niccolò Paganini naît en 1782 à Gênes, port de la péninsule italienne. Son père, marchand sans grande fortune, lui impose des heures de pratique au violon dès l'enfance — heures dont Paganini parlera plus tard comme d'un dressage cruel. À treize ans, il joue déjà en public ; à quinze, il quitte la maison familiale pour Parme et plusieurs villes d'Italie du Nord où il vit comme musicien itinérant.

Ses prouesses techniques deviennent rapidement légendaires : doubles cordes, harmoniques artificiels, pizzicatos de main gauche, jeu sur une seule corde. La rumeur d'un pacte avec le diable circule de son vivant — version moderne d'une histoire que Tartini avait déjà connue au XVIIIe siècle. Paganini cultive cette image trouble : maigre, pâle, tout en noir, il joue comme s'il était possédé. Heine, Goethe, Schumann le décrivent dans des termes qui frôlent le fantastique.

À partir de 1828, il sort enfin d'Italie pour une tournée européenne qui le mène à Vienne, Berlin, Paris, Londres. Le succès est colossal et lui rapporte une fortune considérable. À Paris en 1831, Liszt l'entend et entreprend, sous le choc, de transposer au piano l'idée de virtuose total — projet d'où sortiront les Études d'exécution transcendante.

Le catalogue de Paganini compositeur est moins immense que sa réputation d'interprète. Pour le violon seul : les 24 Caprices Op. 1, publiés en 1820, qui restent l'Everest du répertoire et que de nombreux compositeurs (Liszt, Brahms, Rachmaninov, Lutosławski) ont transformés en variations pianistiques. Pour violon et orchestre : six concertos, dont le Premier et le Second sont les plus joués.

Sa santé décline à partir de 1834 — tuberculose, syphilis, complications. Il meurt à Nice en mai 1840. Son corps reste sans sépulture chrétienne pendant cinq ans, l'évêché de Nice ayant refusé l'inhumation faute d'aveux de fin de vie. Il finit par être inhumé à Parme en 1876, près de quarante ans après sa mort.

Ses partitions1 partition disponible

Partager ce compositeur

·