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Plan de travail

3 étapes pour aborder Sinfonia No. 7 en mi mineur

01

La douleur retenue du mi mineur

La Sinfonia n°7 est sans doute la plus émouvante du recueil. Mi mineur chez Bach, c'est le ton de la plainte digne, jamais larmoyante. Évitez le rubato appuyé : la douleur passe par la précision rythmique, pas par les ralentissements romantiques.

02

Travailler les trois voix séparément

Avant tout assemblage, isolez chaque voix sur plusieurs séances. La voix médiane est la plus négligée et c'est précisément elle qui porte les imitations les plus expressives ici. Jouez-la seule, en chantant le contour. Quand vous combinez ensuite, donnez-lui la même dignité sonore que les voix extrêmes.

03

Tempo et respiration

Visez environ 60 à 66 à la noire pointée. Plus lent, la pièce se traîne ; plus vite, vous écrasez les suspensions harmoniques qui font tout son prix. Respirez aux fins de phrases comme un chanteur — Bach a écrit ces inventions à trois voix pour former l'oreille, pas pour épater.

Tout sur cette œuvre

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