Polonaise en Fa majeur, BWV Anh. 117a
Johann Sebastian Bach
La Polonaise en Fa majeur, BWV Anh. 117a, est l'une des pièces les plus charmantes du Petit Livre d'Anna Magdalena Bach — recueil compilé en 1725 par Jean-Sébastien Bach pour sa seconde épouse, à des fins d'apprentissage au clavier. Bien qu'elle figure dans l'« Anhang » (annexe) du catalogue BWV, son authenticité bachienne étant discutée par les musicologues, cette polonaise reste indissociable du cantor de Leipzig et constitue l'une des premières pièces que rencontre l'élève pianiste dans son parcours. Caractère et structure La polonaise, danse d'origine polonaise au rythme ternaire caractéristique, déploie ici une mélodie limpide à la main droite sur un accompagnement régulier à la main gauche. Sa forme binaire — deux sections d'environ huit mesures, chacune répétée — en fait un modèle parfait de clarté pré-classique. Pédagogie Au-delà de sa beauté propre, cette pièce permet d'aborder plusieurs notions essentielles : le rythme dansé, la respiration des phrases, le dialogue entre les mains et l'art de la résolution harmonique dans le style baroque tardif. Une porte d'entrée idéale au répertoire de Bach avant d'aborder les Inventions à deux voix ou les premiers préludes du Clavier bien tempéré.